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BOSSARD Eugène  

Gilles de Rais

Maréchal de France, dit Barbe-Bleue

2-84137-344-4 - Année : 2018 - 336 Pages - 25 €
Précédé de Eugène et Gilles par François Angelier

Nouvelle édition en MAI 2018

COMMANDE


Issu d'une thèse soutenue en 1885 à Poitiers, c'est LE livre sur le seigneur de Tiffauges.

Empressement, amusement et très joyeuse curiosité, ce jour-là, 28 décembre 1885, chez la foule qui bonde la salle des soutenances de la faculté des Lettres de Poitiers : un prêtre soutient. Un prêtre, issu de ce proche bastion clérical qu’est la jeune université catholique d’Angers, ose se présenter comme candidat au doctorat ès lettres face à un jury des facultés d’état. Son nom : Théodore-Eugène Bossard. Une soutane sans guère de renom, connu des seuls catholiques angevins pour ses talents pédagogiques et sa vigueur de polémiste.
De quoi va-t-on débattre ? Au programme de la soutenance latine, les rapports possibles d’influence entre Dante et Alain de Lille, au programme de la soutenance française, une biographie historique de Gilles de Rais basée sur l’exploitation de documents médiévaux (notamment des minutes de son procès). La soutenance latine qui a lieu le matin dure trois heures ; la soutenance française, attendue, elle, pour l’après-midi, va en durer quatre. Quatre sidérantes heures de cauchemars érudits, d’infernales précisions sur des crimes extirpés du vieux fond médiéval comme de la tourbe d’un marais. Quatre heures d’horreur paléographique débitée, comme une confession trahie, par un érudit d’abbé qui tient son public tel un témoin à charge dans un procès d’assises. L’abbé Bossard va lentement promener sa torche sur des fresques, au long d’une tapisserie, dont les tons vont s’assombrissant jusqu’au noir nu. D’un jour clair et triomphant à une nuit sans appel. Du grand seigneur patriote, lieutenant de Jeanne d’Arc et grand pourfendeur d’anglais, jusqu’au funèbre sataniste éventreur de pâtres, le spectre moral est déployé par l’abbé, avec minutie, degré par degré, sans qu’un détail n’échappe. Le repentir de Gilles, précédant de peu son ascension au bûcher, apporta seul, à ce public repu de noirceurs, moral quoique friand d’angoisse, une fin quon imagine de son goût.
L’abbé Bossard, s’en doutait-il, venait de débusquer un mythe, de lever un monstre fabuleux dont la saisie et l’examen allaient préoccuper et enfiévrer quelques consciences troublées. « Le Braquemart », ce coutelas d’éventration dont usait le sire de Rais pour éviscérer les petits, raflés dans ses campagnes, passera de mains en mains ; en celles de Huysmans, d’abord (Là-bas, 1891), puis de Bataille et Klossowsky (Le Procès de Gilles de Rais, 1959) enfin de Michel Tournier (Gilles et Jeanne, 1983)



Eugène et Gilles
 par François Angelier

Avant- Propos

I. Jeunesse de Gilles de Rais. Son éducation. Son mariage. Ses débuts dans les armes

II. Guerre de cent ans. Rapports de Gilles avec Jeanne d'Arc ; avec Georges de la Trémoille. Sa retraite prématurée
causes de cette retraite.

III. Vie privée de Gilles de Rais. Sa fortune. Ses dépenses. Ses folies. Son interdiction

IV. Goût de Gilles de Rais pour le théâtre. Le mystère du siège d'Orléans

V. Alchimie. Les opérateurs. Leurs tentatives. Leurs insuccès. Alchimistes et magiciens

VI. Magie. Evocations

VII. Crimes de Gilles de Rais

VIII. Derniers excès de Gilles de Rais. Son arrestation 

IX. Procès de Gilles. Les juges. Les documents

X. Procès de Gilles. Procédures ecclésiastiques. Les premières séances. L'accusation

XI. Procès de Gille. Procédures ecclésiastiques. La soumission, Les aveux. La condamnation

XII. Procès de Gilles. Procédures civiles. La condamnation à mort. Le supplice

XIII. Après la mort. Le souvenir. Le portrait. La responsabilité

XIV. Après la mort de Gilles de Rais. Sa famille. Ses biens

XV. Après la mort. Gilles de Rais, Barbe- Bleue