Collections : Accueil - PHILOSOPHIE - Nomina

STEAD Evanghelia et BALLESTRA-PUECH Sylvie  

Dans la toile d’Arachné

Contes d’amour, de folie et de mort

2-84137-361-1 - Année : 2019 - 728 Pages - Non Disponible
Parution en MAI 2019

COMMANDE


Ce livre s’interroge sur le retour insistant du mythe d’Arachné, qui doit sa fortune littéraire aux Métamorphoses d’Ovide, et de quelques figures connexes (Arachné et son frère Phalanx, punis d’inceste, ou Arachnos s’unissant à Tirésias) dans de nombreux textes littéraires modernes du xixe et du xxe siècle. De la vaste littérature arachnéenne – qui inclut des romans, des pièces de théâtre, des poèmes, des essais et des articles scientifiques écrits avec un rare brio – il retient prioritairement la nouvelle fantastique moderne en y joignant quelques textes poétiques et discursifs susceptibles d’en éclairer les enjeux. Il entend mettre en lumière la résurgence de ces mythes dans des textes qu’on croirait très éloignés a priori de fables antiques et éclairer le vaste héritage littéraire mobilisé par les auteurs choisis.

La structure de l’ouvrage suit le trajet de la fortune littéraire de la tisserande mortelle qui osa défier Athéna dans un concours de tapisseries célèbre dans les arts et fut durement punie pour son talent et son audace. Ses cinq parties (araignées du diable, amours monstrueuses, l’araignée des familles, une araignée au plafond, araignées d’art) s’arrêtent successivement sur l’association insistante de l’araignée au diable en montrant l’influence de la Bible et de la littérature patristique et homilétique; la figure de la femme-araignée, supposée dévorer son partenaire après l’union sexuelle, jusqu’à sa mise à distance par l’humour dans la nouvelle au xxe siècle; la figure de la mère-araignée étouffante, construite par la psychanalyse, et parfois déconstruite par des fictions ironiques; la toile d’araignée comme métaphore du psychisme et son importance dans la transmission de la pensée coupable, le délire, la folie ou la phobie; enfin, la relation insistante de l’araignée à l’expression artistique, musique, écriture automatique, ou tissage poétique.

Le volume réunit vingt-et-un textes en cinq langues (sept en français, trois en allemand, six en anglais, trois en italien et deux en espagnol), écrits entre 1842 et 1983, en proposant systématiquement l’original en regard des traductions (reprises pour cinq d’entre elles à des éditions existantes, revues et amendées, pour sept autres proposées pour la première fois en français). Chaque texte est accompagné d’une notice-commentaire qui en déplie la structure, l’imaginaire et la langue en attirant l’attention du lecteur sur une riche intertextualité qu’on tient pour une caractéristique frappante du mythe d’Arachné.



Préface: Histoires d’araignées entre l’art et l’effroi, par Sylvie Ballestra-Puech


Araignées du diable


1. Jeremias Gotthelf, «Die schwarze Spinne» / «L’Araignée noire» (1842), notice par Sylvie Ballestra-Puech et Évanghélia Stead 


2. Montague Rhodes James, «The Ash-Tree» (1904)

«Le Frêne», traduit par Odette Ferry, traduction revue par Évanghélia Stead

Notice par Évanghélia Stead 


3. Erckmann-Chatrian, «L’Araignée crabe» (1860), texte établi et annoté par Évanghélia Stead

Notice par Sylvie Ballestra-Puech 


4. Erckmann-Chatrian, «L’Œil invisible ou l’auberge des trois pendus» (1857), texte établi et annoté par Évanghélia Stead 

Notice par Sylvie Ballestra-Puech et Évanghélia Stead



Amours monstrueuses


5. Otto Julius Bierbaum, «Die Spinne» (1901)

«L’Araignée», traduit par Évanghélia Stead 

Notice par Sylvie Ballestra-Puech et Évanghélia Stead


6. Jean Lorrain, «Monsieur Smith» (1903), texte établi et annoté par Évanghélia Stead

Notice par Sylvie Ballestra-Puech et Évanghélia Stead


7. Marcel Schwob, «Arachné» (1891), texte établi par Évanghélia Stead 

Notice par Évanghélia Stead


8. Hanns Heinz Ewers, «Die Spinne» (1908)

«L’Araignée», traduit par Jean-Jacques Pollet, traduction revue par Sylvie Ballestra-Puech et Évanghélia Stead

Notice par Sylvie Ballestra-Puech et Évanghélia Stead


9. Elizabeth Walter, «The Spider» (1967)

«L’Araignée», traduit par Dominique Mols, traduction revue par Sylvie Ballestra-Puech et Évanghélia Stead 

Notice par Sylvie Ballestra-Puech et Évanghélia Stead


10. John Wyndham, «More spinned against… » (1953)

«Tel est pris… », traduit par Évanghélia Stead

Notice par Évanghélia Stead



L’araignée des familles


11. Rachilde, «L’Araignée de cristal» (1892), notice par Sylvie Ballestra-Puech et Évanghélia Stead

12. Enrico Pea, «E Clotilde spremette le mamelle» (1912) 

Enrico Pea, «Et Clotilde se pressa les mamelles», traduit par Évanghélia Stead 

Notice par Évanghélia Stead 


13. Tommaso Landolfi, «Il babbo di Kafka» (1940) 

«Le Papa de Kafka», traduit par Mario Fusco, traduction légèrement revue  par
Sylvie Ballestra-Puech 

Notice par Évanghélia Stead 


14. Raymond Jean, «Un fantasme de Bella B.» (1983) 

Notice par Sylvie Ballestra-Puech 



Une araignée au plafond


15. Primo Levi, «Paura dei ragni» (1981)

«Peur des araignées», traduit par Évanghélia Stead 

Notice par Évanghélia Stead 


16. Silvina Ocampo, «La boda» (1959) ArgENtiNE

«La Noce», traduit par Caroline Lepage et François Bonfils, traduction légère-
        ment revue par Évanghélia Stead 

Notice par Sylvie Ballestra-Puech et Évanghélia Stead 


17. Adolfo Bioy Casares, «Moscas y arañas» (1958) 

«Mouches et araignées», traduit par Françoise Rosset, traduction légèrement revue et annotée par Évanghélia Stead 

Notice par Évanghélia Stead 


18. Peter Valentine Timlett, «Little Miss Muffet» (1981) 

«P’tite Mam’zelle Muffet», traduit par Évanghélia Stead 

Notice par Évanghélia Stead 


19. William Sansom, «Pansovic and the Spiders» (1943) 

«Pansovic et les araignées», traduit par Sylvie Ballestra-Puech et Évanghélia Stead 

Notice par Sylvie Ballestra-Puech et Évanghélia Stead 



Araignées d’art


20. James Whitcomb Riley, «Tale of a Spider» (1879)

«Histoire d’une araignée», traduit par Évanghélia Stead 

Notice par Évanghélia Stead 


21. Marcel Béalu, «L’Araignée d’eau» (1948)

Notice par Sylvie Ballestra-Puech



Postface, par Évanghélia Stead 


Bibliographie 

Iconographie