Dès 1485, sur demande de son évêque, l’inquisiteur Heinrich Krämer mène des procès de sorcières dans la ville d’Innsbruck ; chassé de la ville à cause de ses méthodes, il écrit avec Jacques Sprenger, le Malleus Maleficarum (Marteau des Sorcières). Dans ce contexte, Sigismond d’Autriche, qui s’inquiète de voir l’épidémie des sorcières déferler sur ses terres demande à l’un des membres de sa cour, Ulrich Molitor, docteur en droit canon, de rédiger un traité devant lui permettre d’y voir plus clair.
L’ouvrage prend la forme d’un dialogue à trois voix, entre l'auteur (le modéré), Sigismond (le sceptique) et Conrad Schatz, magistrat de Constance (le crédule), débattant de l’action des sorcières, de leur capacité à blesser les hommes, à se transformer en animaux, à causer des tempêtes…
Édition établie par Jacques Tosquellas
Dès 1979 Tosquelles avait évoqué, en petit comité, l’idée d’écrire un texte collectif ou de groupe de la taille d’un livre, intitulé quelque chose comme « Conversations psychiatriques à l’Institut Pedro Mata », qui couvrirait les différents thèmes qui émergeaient dans les différents cercles créés à l’Institut et qui étaient abordés par tous les professionnels, mais avec l’hypothèse que le tisserand qui tisserait ce texte, avec tous les éléments rassemblés, ne pourrait être autre que Tosquelles lui-même.
Si la dévotion de Louis Massignon (1883-1962), universitaire et professeur au collège de France, pour Notre-Dame de la Salette, sa défense de la mémoire de Mélanie Calvat, la voyante, sont bien connues, sa correspondance à ce sujet – si on excepte ses lettres à Jacques Maritain – est restée inédite. Pourtant, Louis Massignon a entretenu pendant 30 ans des relations suivies avec des amis de la Salette, autour de Mélanie Calvat et de l’Ordre de la Mère de Dieu, en France et en Belgique. C’est tout un pan de l’histoire de Notre-Dame de la Salette – Mélanie, le Secret, la Règle, les Apôtres des derniers temps – que donne à lire Jean Moncelon, éditeur de ces échanges.
«Pour visiter le bagne et le voir de tout près, comme à la loupe, il faut s’y introduire sous l’uniforme d’un simple garde chiourme et encore, tout en étant au dernier échelon de la hiérarchie de la tentiaire, il y a une foule de choses qui vous échappent. Néanmoins, on peut observer et fouiller ce que l’administration pénitentiaire cache jalousement aux yeux profanes des écrivains du bagne qui y sont venus en amateurs. Les pages qui suivent décrivent très exactement ce qu’est le bagne sans prose superflue. C’est tout simplement la vie du surveillant et du condamné telle qu’elle est sous le climat débilitant de la Guyane française.»
Ainsi commence le témoignage de Berryer, nommé surveillant militaire en Guyane en 1929. Il n’y fera qu’un bref séjour. Sept mois exactement.
Préface de Yannick Oury-Pulliero
Parution en mai 2026
En octobre 1951, arrive au dispensaire de Saumery un enfant de 9 ans dans un état d’agitation extrême. Il s'appelle Lucien… Lulu. Jean Oury prend en charge le petit garçon pendant trois ans, jusqu'à sa mort. Une histoire d'humanité, une “histoire d'amour", dit le psychiatre. C'est Lulu qui donne son titre au recueil de textes rassemblés par sa fille, psychanalyste.
Les textes (inédits) parlent l'expérience de Jean Oury à Saint-Alban, à Saumery et La Borde, hauts lieux de la psychothérapie institutionnelle. Ils parlent de Lulu, et aussi d'hommes, de femmes en souffrance, égarés.
L'ouvrage s'ouvre sur les portraits d'Auguste Forestier, Benjamin Arneval, Aimable Jayet, internés à Saint-Alban, représentants de l'Art brut.
Précédé de Mains d'ouvriers, regard policier par Pierre Piazza